
Dès les premiers jours, nous sommes ensorcelés par cette cité en pleine ébullition. Il faut dire que la période s’y prête, c’est la fête, la fin du carnaval, des concerts de partout (Rolling Stones, encore U2, Jamiroquai, Oasis…), la semaine du Festival International de Tango à Buenos Aires, le Festival de la Cerveza à suivre… Bref, pas trop le temps de s’ennuyer.
Pourtant, on comprend très vite ici que la base de la vie c’est justement de se laisser vivre, d’apprécier le soleil, la bonne chair, le bon vin, la musique et le foot sans complexe, ni gêne. Que faire dans un pays où Maradona n’est pas un demi-dieu, il est Dieu, et où le Tango est la religion de tous ? Ca tombe bien c’est mon anniversaire, j’ai bien envie d’une petite danse.
Evidemment nous nous posons dans le quartier bohême du Barrio San Telmo, qui quoique touristique a le mérite, pour une dizaine de jours, de nous permettre de bien côtoyer le «local», d’avoir ses petites habitudes chez les commerçants, et d’être assez central pour visiter la ville. De la Boca (le quartier immigrant italien), à Palermo (le barrio plus chic), ce sont des moments de vie à partager chaque minute, des moments que l’on savoure avec l’incroyable gentillesse des gens, toujours prêts à discuter, à nous ouvrir leur coeur. Par conséquent, notre espagnol s’en ressent ; Muy bien !
Entre deux pas de tango des rues, on s’octroie sans trop forcer, une parilla pour déguster la viande la meilleure du monde ! C’est infernal comme on ne s’en lasse pas. “El bife de lomo nos gusta mucho mucho !” Tout est bon ici, le vin, la viande, les fruits, et les argentins sont fiers de cette richesse locale. Et ils le méritent après tout car si tout est simple pour nous, avec ces prix dix fois moins élevés qu’en France, pour eux la vie en a été tout autrement depuis le crash de 2002. Pourtant le «jouet des américains», comme ils se nomment eux-mêmes, continue de remonter la pente avec une envie féroce de croquer comme on n'en rencontre plus en hexagone. Ca nous a bluffé, ému, convaincu surtout.
Etrangement, nous terminons cette première partie de voyage par la ville que nous préférons, parmi toutes celles visitées… On ose à peine penser au retour tellement nous sommes bien ici, tous les trois. Mais on se console car ce qui est vraiment excitant c’est qu’à présent tout est prêt, les sacs, le matériel, les adresses glanées… il ne nous manque que Pimousse pour continuer l’expérience, le trip. C’est notre prochain objectif et pas le moindre, on espère, on y croit fort.
Mardi 8 mars, 9h15, il pleut. Nous sommes à Paris. C’est dur mais Guigui et les amis sont là et ça aussi mine de rien c'est bien agréable.
Hasta pronto, sur ce site avec de nouvelles découvertes...
ManuKarinePimousse
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